______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________Non, finalement ça ne marche pas.L'amour déçoit.On croit à l'exception, au grand frisson.Non, c'est pas pour moi.Me regardes pas comme ça,tu savais que toi et moi ça finirait comme ça.Mais arrête, on y va.Prends ton manteau,ton Minelli et on quitte ce bistrot.Traines pas des pieds t'abîmes tes talons hauts. S'il te plaît on avait dit pas de larmes ni sanglots.Tu sais, j'peux pas tout expliquer.Et puis on s'engueule trop.Les collègues s'interrogent au boulot.En plus tu fumes et ta vie tu la consumes.Non ,j'suis pas ta vie arrête.Tu vis dans un monde à paillettes.T'es parfaite,voilà parfaite.Et moi, j'suis pas le mec qu'il te faut. Mais bon sang!!! C'est pas compliqué.Bon voilà, attends là ton bus.Ok, j'attends avec toi.Et puis, on peut rester amis.T'aimes bien tes amis nan?M'dis pas qu'tu m'aimes.T'es trop belle.Il arrive prépares toi.Non j't'embrasse pas. Portes closes.L'intention y était,la prestation bourrée de fausses notes.The End.Et puis ça s'est finit comme ça.C'est pas toi, c'est moi.Je crois aux mensonges.Oh oui putain surtout aux tiens. Non fallait pas m'aimer.J't'aurais pas détester.Les histioire d'amours finissent mals en générale. Dur .Et après,où est l'mal?Après tout elle l'avait bien cherché faut pas tomber amoureuse d'un prince pas très charmant.
______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________Vous voyez ça? Oui, ça, là haut. Voilà ce que donne la vie des gens quand j'ai beaucoup d'temps à les observer. Voilà, c'est ça l'amour à notre âge. Ça vient, ça part. Ça recommence. Ça emporte et ça picote .
Du Gossip vous dit, du Gossip!!
Non, moi ça donnerait plutôt ça...
______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________En sortant de 4h de cours, sans pause, une clope s'impose. J'sors et j'me mets à l'abri de ce vent glacial pour l'allumer. Et puis, j'entends ces larmes, ces larmes que chacune de nous a versé, celles qui tiraillent, qui révèlent à notre insue notre peine. Elle vomissait son désespoir. Après quelques minutes intolérables de souffrance...
- Pouuuurquoi??? Pourquoi j'ressens ça, Samia?... Je l'aime et c'est fini. J'croyais que j'pouvais, j'croyais que j'pouvais faire face. NAAAN!!! J'refuse. Si j'avais peur, si j'voulais pas je savais pourquoi!! J'voulais pas ressentir ça... J'me connais j'voulais pas vivre ça parce que je savais que j'me relèverais pas... J'suis pas de celles qui laissent agir le temps, qui sourient quand le c½ur saigne, qui jouent les indifférentes sur bien des sentiments. Nan, moi, tu vois, j'peux pas. Parce que lorsqu'il est entré dans ma vie, j'lui avais dit de pas faire ça. De pas m'aimer....
Elle parlait visiblement au téléphone . Son histoire me touchait. Si triste, si émouvante. Elle paraissait désemparée. Et la gorge enrouée de larmes,elle persistait...
- Aujourd'hui il est plus là... Il est plus là...J'le reverrais plus jamais. Il m'a aimé, le premier. Je sais que c'est con d'se dire ça. Mais putaiin! J'suis là des mois après à pleurer dans la rue. J'suis pathétique, si c'est vrai j'fais pitié. Mais quand on te dépouille de l'essentiel. Qu'est ce qu'il reste? Ca fait plus d'un an et cette douleur, cette douleur physique je la ressens comme au premier jour. J'veux pas m'relever si c'est pas lui qui m'sort de là!
Ma cigarette se consumait sans y avoir touché. Sa tristesse me fît verser des larmes. Elle était si jeune, si seule. J'me décidais à la rejoindre, pour tenter de la consoler. Et puis,j'me rappelle de cette citation piochée dans un bouquin:
« Le temps s'effiloche, l'aurore succède à l'aurore et les ombres se jouent inlassablement des réalités de la terre. Laissez-les suivre leurs cycles, car l'amour les supplante tous. »
J'avais compris alors qu'elle n'y pouvait rien, qu'elle aimait. Elle avait beau être si jeune, elle aimait et le temps, la vie, les années ni feraient rien. Elle souffrait.
Je contournais l'angle,quand j'la vis j'eus le souffle coupé...Et...BAM!!!!! J'me réveillais en sursaut, vous savez quand vous croyez que vous venez tomber dans un canal...J'ouvrais les yeux et je versais mes premières larmes de rupture. Oui, cette fille qui pleurait sur un morceau de trottoir ce n'était que moi.
______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________